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Immobilier. Savoie : comment le manque d’offres grippe le marché ?

Ancien, neuf, location… le marché immobilier savoyard paye le manque de logements disponibles.
Et ce, malgré de multiples signaux positifs envoyés par l’État.
« Si on ne tient pas compte des années post-Covid, des années exceptionnelles, en Savoie, on se
retrouve avec un manque d’offres », résume Bérengère Servat pour qui cette situation entretien un
cercle vicieux. « La baisse du neuf entraine une diminution de la rotation à la fois du parc locatif et
du parc de transaction », précise en effet la présidente adjointe de la Fnail Savoie Mont-Blanc.
« Malgré tout, poursuit-elle, depuis les quatre ou cinq derniers mois, on peut voir un redémarrage qui
est notamment porté par une stabilisation des prix. »

Le nombre de ventes baisse mais pas les prix


Passé cette vue d’ensemble, des nuances s’imposent. Sur le marché de la transaction, tout d’abord.
« Ce qui est notable, par rapport au reste du territoire national, c’est que les prix en Savoie n’ont pas
dévissé », analyse Nicolas Bouvier, notaire à Aime. « Le nombre de ventes baisse mais pas les prix.
Ce qui s’explique souvent par le fait qu’une bonne partie du département, et des ventes, sont liés à
des résidences secondaires. Ces propriétaires, une clientèle plutôt aisée et internationale (Belgique,
Luxembourg, Royaume-Uni Suisse…) ne font pas de pertes : si les prix baissent, ils ne vendent pas
».
En plaine, selon la Chambre interdépartementale des notaires de la Savoie et de la Haute-Savoie, le
premier trimestre 2025 est plutôt orienté vers la stagnation.
Dans le détail, tandis que les prix des maisons fléchissent très légèrement, ceux des appartements
gagnent quelques points pour s’établir à 4 060 €/m² pour toute la Savoie au premier trimestre 25
(prix médian).
« Ces données sont à prendre avec des pincettes », alerte Nicolas Bouvier : « Ce sont des
statistiques qui sont faites sur la base des avant-contrats (compromis, promesses de vente) en
trimestres glissants successifs. »

Des signaux positifs envoyés aux acquéreurs


Même son de cloche du côté de la Fnaim. « Le marché de l’ancien, en plaine, est plutôt tendu dans
la mesure où l’on manque de logements à vendre. Malgré cela, le marché s’est plutôt stabilisé au
niveau des prix. On a quelques indicateurs plutôt positifs depuis le début de l’année 2025, voire la fin
de 2024, notamment pour Chambéry et Aix-les-Bains », détaille en effet Bérengère Servat.
Selon elle, cette « stabilité » des prix s’explique notamment par la baisse des taux d’intérêt, la
réouverture du prêt à taux zéro « aux acheteurs qui sont prêts à faire des travaux, notamment sur
les biens classés F et G » (diagnostic de performance énergétique, ndlr) et l’évolution de la loi sur la
défiscalisation des donations (exonération temporaire des donations à hauteur de 300 000 €
maximum par donataire en vue de l’acquisition en VEFA d’une résidence principale pour l’occupant,
ndlr).

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